
Nous sommes allés à Lobitos dans le cadre du site Helpx.
C’est le même principe que le woofing (travail à la ferme bio en échange de l’hébergement), sauf qu’avec helpx ce ne sont pas forcement des fermes.
Nous sommes donc arrivés pour travailler à la Casona Bar Restaurant Hôtel en échange du couchage et du repas du soir (cuisiné par le cuisto).
Nous avons été super bien accueilli par plein d’autres bénévoles (tous aux dents blanches).
Nous étions avec une Sud Africaine (Vanessa), 4 Argentins (Chanty et Juan, Lucas et Jeni), 2 Allemands (Sebastian et Andrea), 1 Danois (Julius) et nous 2 Français.
Et deux nouveaux argentins (encore de Cordoba) nous ont rejoints pour quelques jours (Jorge et Belen).

Lobitos c’est un spot de surf connu par les surfeurs pour ses rouleaux, une grande plage abandonnée au soleil brûlant, un horizon rempli de plate-formes pétrolières, un village de grosses maisons en bois qui s’écroulent, une ancienne garnison militaire.




La première nuit fut horrible tellement il y avait de moustiques ! Pour la suite nous avons donc acheté une moustiquaire.

L’immense maison toute en bois à une centaine d’année et est en très très mauvais état.

Le travail était un peu tranquille, 5 heures max par personne, le matin : réparation et ménage, l’après midi : aider en cuisine, tenir le bar.
Comme je parle pas bien Anglais ou Espagnol, on m’a confié plus les réparations que le bar ou la cuisine.
J’ai fabriqué 2 escaliers avec les Argentins qui m’ont rapidement surnommé l’ingénieur en raison de ma supervision des travaux.
Juan rigolait souvent quand je lui parlais car je faisais des phrases avec 3 langues différentes (Français Espagnol Anglais), ce qui me permettait d’être un peu compris.
Il m’a apprit le travail Tum tum (Toum toum) comme disent les Argentins, c’est le travail sans prendre de mesure, à l’œil.


Marika a peint des symboles de Chan-chan sur les poteaux extérieurs et moi un contour de porte.

On s’est baignés 1 à 2 fois par jour presque tous les jours dans un océan pacifique à l’eau bien assez chaude pour nous mais pas toujours pour les argentins ! Les vagues étaient impressionnantes avec pas mal de courant donc on pouvait pas vraiment nager. On pataugeait plutôt en luttant contre le courant et en s’amusant dans les vagues comme si nous étions dans une machine à laver.

Le dernier jour Marika en avait un peu marre que les filles fassent le ménage et les hommes les réparations, elle est donc venu scier des planches et planter des clous avec moi pour faire cette fenêtre.

Au milieu de la 2ieme semaine pendant notre jour de repos, je suis tombé grave malade, grosse fièvre qui fait trembler la nuit, mal à tout les muscles, la tête prête à exploser, mal à l’estomac et grosse diarrhée…
Le matin un médecin arrive à la Casona pour moi, il me fait une piqûre dans la fesse puis me donne un antibiotique.
Au bout de 30 minutes ça va mieux, puis on arrête immédiatement ce vieil antibiotique général après avoir lu les effets secondaires sur internet (dans 50% des cas le traitement ne sert à rien et pour une personne sur 10000 la moelle osseuse arrête de fabriquer des cellules souches, globule rouge blanc et plaquette) puis on en trouve un très efficace dans notre trousse de secours.
Nous avons lu les effets secondaires sur internet car ici les médicaments se vendent à l’unité donc pas de boîte, comme en Bolivie.
En fait à la Casona comme dans tout Lobitos il y a un grave problème d’eau, il y a de l’eau une fois tous les 4-5 jours. Donc nous avions un réservoir de secours à côte, mais ce réservoir n’est pas hermétique et est en plein soleil, donc plein de choses se développent dans cette eau tiède et stagnante.
L’eau de la maison est potable si on la fait bouillir ou si l’on met des pastilles antibactériennes.
Sans le dire une personne a passé la réserve dans le circuit habituel et j’ai choppé des amibes en buvant mon café (faire bouillir l’eau ne détruit pas les amibes).
Il faut aussi savoir qu’il ne faut pas se baigner dans l’eau pouvant contenir des amibes mais que l’on peu sans problème se doucher ou se laver avec une écope.
Les couchers de soleil sont super beaux



On a commencé à voir la routine qui s’installe, travail soleil brûlant plage travail, à Lobitos il n’y a vraiment rien à faire, rien à voir, pas de quoi acheter des légumes… c’est un peu le bout du monde.
Nous avons donc été content de notre séjour mais aussi de repartir pour continuer notre voyage.



